Aides et scolarité
Complément d’AEEH : quels justificatifs préparer ?
Guide d'information générale de Copilote Parents, rédigé avec une assistance IA à partir des sources officielles citées en fin de page. Il ne remplace ni la MDPH, ni un professionnel de santé, ni un conseil juridique personnalisé. Publié le 24 octobre 2026.
Dans ce guide
Pour demander un complément d’AEEH, documentez les dépenses supplémentaires liées au handicap, la réduction ou l’arrêt d’activité d’un parent et, le cas échéant, le recours à une tierce personne. Les justificatifs doivent expliquer les besoins réels de l’enfant. Ils permettent une évaluation, mais ne garantissent ni l’attribution d’un complément ni une catégorie particulière.
Ce que le complément évalue
Le complément suppose de remplir les conditions de l’AEEH de base. Il existe six catégories, fondées sur des critères réglementaires qui peuvent combiner dépenses, réduction d’activité professionnelle, aide d’une tierce personne et, pour certaines situations, contraintes de surveillance et de soins. Ces catégories ne sont pas six taux d’incapacité.
Les critères présentés par Mon Parcours Handicap (nouvelle fenêtre) ne se résument donc pas à « plus de factures égale une catégorie supérieure ». Le lien avec le handicap et la nécessité de l’aide comptent. Pour les critères d’accès à la prestation de base, consultez notre guide AEEH : conditions et demande.
Séparer dépenses payées, remboursements et projets
Pour chaque dépense, indiquez sa nature, sa fréquence, son lien avec les besoins de l’enfant et ce qui reste effectivement à votre charge après les remboursements connus. Conservez les factures, les décomptes et les devis pertinents.
Un devis décrit un projet ; une facture acquittée décrit un achat réalisé. Ne présentez pas le premier comme une dépense déjà payée. Si le remboursement est encore inconnu, écrivez « en attente » plutôt que de le supposer nul.
Distinguez les frais ordinaires d’un enfant du même âge des surcoûts liés au handicap. Une dépense annuelle n’est pas une dépense qui revient chaque mois. Le choix des pièces et la présentation des coûts dépendent de votre situation : une liste standard ne permet pas de déterminer ce qui sera retenu.
Justifier une réduction ou un arrêt d’activité
L’objectif est de rendre compréhensible le lien entre les besoins de l’enfant et votre organisation professionnelle. Une réduction de travail pour un autre motif ne devient pas une réduction liée au handicap parce qu’elle figure au dossier.
Une attestation employeur précisant les dates et la quotité de travail peut éclairer une réduction d’activité. Les besoins de présence et les accompagnements de l’enfant permettent d’en comprendre le motif. Ce sont des exemples, pas une liste universelle de justificatifs.
Si vous êtes indépendant, sans emploi ou dans une organisation atypique, décrivez votre situation sans fabriquer une attestation inadaptée. Demandez à la MDPH quels documents lui permettraient de l’apprécier. Une perte de revenus déclarée ne constitue pas, à elle seule, un calcul automatique de complément.
Montrer l’aide nécessaire, pas seulement le temps passé
Un relevé d’observation peut expliquer ce qui nécessite une aide supplémentaire : habillage, déplacements, communication, soins, surveillance ou accompagnement. Précisez qui intervient, à quel moment, pour quelle tâche et avec quelle fréquence. Le guide pour décrire le quotidien de l’enfant aide à distinguer observations et interprétations.
En cas d’emploi d’une tierce personne, les contrats, attestations d’heures et justificatifs de rémunération peuvent éclairer les moyens réellement mobilisés. Ne confondez pas automatiquement heures de présence parentale, heures d’aide nécessaires et heures salariées : les pièces doivent permettre de comprendre leurs différences.
Exemple fictif : expliquer une charge sans la majorer
Dans cet exemple fictif, le parent de Sami a réduit son activité. Il joint l’attestation correspondante et un planning montrant les accompagnements réguliers. Pour un matériel acheté une seule fois, il distingue le prix, le remboursement reçu et le solde. Il ne multiplie pas ce prix par douze et ne transforme pas toute sa disponibilité en heures de surveillance continue.
Questions fréquentes
Faut-il choisir soi-même une catégorie ?
Vous pouvez exposer vos besoins et demander leur examen. La CDAPH détermine la catégorie applicable selon les critères réglementaires. Aucun tableau préparatoire privé ne remplace cette décision.
Peut-on cumuler librement complément d’AEEH et PCH ?
Non. Des règles de droit d’option et de cumul s’appliquent. Une possibilité concerne certains frais d’aménagement du logement ou du véhicule et des surcoûts de transport, sans financer deux fois les mêmes frais. Faites examiner les options par la MDPH avant de choisir, comme l’explique Mon Parcours Handicap (nouvelle fenêtre).
Pour identifier les aides à explorer, commencez par l’étape gratuite de Copilote Parents, sans inscription. L’accompagnement facultatif aide ensuite à organiser les pièces adaptées à votre situation. Ce service privé ne garantit aucune attribution. Le dépôt reste gratuit ; MDPH, CCAS et associations peuvent aussi vous aider gratuitement.
Sources
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